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Cas cliniques

La sociothérapie
incarnée.

Quatre récits composés à partir de plusieurs années de consultations. Pas pour exhiber des trajectoires, pour montrer ce qui devient pensable quand la sociologie entre en séance.

4 situations
2 suivis individuels, 1 couple, 1 récit relationnel
Compositions fidèles à la pratique

Ces cas cliniques ont pour objectif de vous donner des exemples du type de travail qu'on peut mettre en œuvre en sociothérapie.

Aucun de ces récits ne correspond exactement à une patient·e. Ce sont des compositions, fidèles à ce qui se joue effectivement en cabinet : la façon dont une histoire singulière s'articule à des rapports sociaux qui la débordent, et dont quelque chose se déplace quand on cesse de séparer les deux registres.

Chaque cas est suivi d'un encadré qui rend lisibles les outils mobilisés et les déplacements que la séance vise. C'est la matière concrète de la pratique - ce que les manuels ne donnent pas et que seul un récit peut transmettre.

Premier cas - un homme entouré, mais qui ne parvient pas à se sentir relié.

Cas 01 01

Aurélien.

Suivi individuel Classes supérieures 28 ans Sentiment de solitude

Aurélien n'est pas seul. Il a une famille, des collègues, des connaissances. Mais il ressent une distance permanente avec elles et eux, comme s'il vivait derrière une vitre. Il vient consulter parce que ce sentiment devient pesant.

Aurélien est un data analyst de 28 ans, diplômé d'une école d'ingénieur. Il consulte pour un sentiment de solitude et des difficultés à connecter avec les autres. Il a des liens réguliers avec sa famille, des relations sociales, mais ressent une forte distance, y compris avec ses proches. Au moment où il vient au cabinet, il a l'impression d'être déprimé.

Premier temps : identifier sa demande. Comme dans toute psychothérapie, on commence là. Aurélien souhaite se sentir moins seul. Dans un second temps, à l'occasion de consultations hebdomadaires qui s'étalent sur quelques mois, nous revenons sur ses expériences vécues. C'est toujours lui qui choisit de quoi il veut parler, ce qu'il veut dire et ne pas dire.

Aurélien est né dans une famille des classes supérieures. Son père, auditeur financier, est peu présent dans son enfance - il rentre tard, dîne d'affaires, enchaîne les déplacements. Il représente toutefois un modèle : Aurélien craint en permanence de ne pas être le fils que son père voulait, et de le décevoir. Parallèlement, sa mère présente des symptômes de dépression - le sujet est tabou, jamais abordé - et se montre par moments très distante émotionnellement.

Ces dynamiques produisent chez Aurélien un sentiment d'insécurité affective. Par peur de ne plus être aimé, il s'hyperadapte aux attentes parentales, en quête de validation. Les périodes d'apathie maternelle alternent avec des moments de relations fusionnelles : sa mère, elle-même habitée par une peur d'abandon, s'assure en permanence de sa disponibilité. Aurélien développe alors deux peurs en miroir : la peur d'être rejeté et la peur d'être intrusionné.

Pour se protéger, il érige des barrières entre lui et les autres et s'engage très tôt dans des activités solitaires : exercices de mathématiques dans les vieux manuels de son père, histoire de Napoléon, jeux vidéo en ligne, foot et rugby à la télévision. En école d'ingénieur, il peine à s'intégrer et trouve les autres stupides. Entré dans la vie active, il se heurte aux mêmes difficultés avec des collègues qui parlent de leurs enfants, organisent des soirées karaoké et bowling. Aurélien se sent décalé et émet des jugements très négatifs - à la fois sur eux et sur lui-même.

Ce que nous avons compris ensemble : du fait de ses expériences enfantines, Aurélien a développé une peur d'abandon et de perte identitaire. Pour s'en protéger, il s'est auto-exclu des sociabilités. Il n'a pas eu l'occasion de prendre part aux activités de ses pairs dès son plus jeune âge, et peine aujourd'hui à s'adapter aux styles interactionnels.

Ce que la séance ouvre :

  • Son malaise social n'est pas un défaut individuel. C'est le produit de ses expériences de vie et de sa construction - rien ne cloche chez lui.
  • S'il n'aime pas le karaoké, ce n'est pas grave : il aime autre chose (films historiques, jeux vidéo), et ces goûts font partie de son identité.
  • En revanche, ce malaise l'a conduit à avoir peur du réel - il n'ose rien tester. Ensemble nous prévoyons de nouvelles découvertes : un club de lecture de romans historiques, du foot, des jeux de rôle avec un collègue.
  • En gagnant de l'estime de soi, il a moins besoin de juger négativement les pratiques de son entourage. Il peut aller travailler sans se sentir en environnement hostile, déjeuner avec les autres - et écouter, même quand il ne sait pas quoi dire.

Deuxième cas - une femme qui ne sait plus comment elle est entrée dans une relation qui l'épuise.

Cas 02 02

Magali.

Suivi individuel Interne en gynécologie 25 ans Hyper-empathie

Magali traverse un état d'angoisse généralisée. Insomnies, concentration impossible, épuisement. Cet état est apparu peu après le début d'une relation amoureuse avec Louis - et s'est intensifié depuis.

Magali est interne en gynécologie, elle a 25 ans. Elle consulte dans un état d'angoisse généralisée : insomnies, difficultés à se concentrer pendant ses stages à l'hôpital, épuisement. Elle se sent dépassée. Elle souhaite retrouver une forme de calme. L'angoisse est apparue il y a deux ans, quelques semaines après le début de sa relation avec Louis, analyste en Private Equity, et s'est intensifiée depuis.

On identifie sa demande : se débarrasser des pensées en boucle, retrouver de l'enthousiasme pour ce qu'elle aime - la santé des femmes, la boxe, l'architecture. À l'occasion de séances hebdomadaires sur un an (suivi qui n'est pas terminé), nous revenons sur la relation avec Louis, mais aussi sur son enfance, son adolescence, ses études.

Magali est issue des classes moyennes : mère chargée de projets culturels dans la fonction publique, père comptable, une sœur cadette. Elle a passé sa jeunesse à Lille, où sa mère ne voulait pas s'éloigner de son frère atteint d'un trouble de schizophrénie. Cet oncle alternait suivi en hôpital de jour (à la maison) et séjours en hôpital psychiatrique. Enfant, Magali avait peur de lui - parfois violent, parfois très doux. Les rares fois où elle en parlait à sa mère, celle-ci la faisait taire en lui rappelant qu'on aime son frère. Magali décrit sa mère comme menant une vie sacrificielle, justifiée par sa foi catholique. Son père, malheureux, se réfugie dans les romans romantiques du XVIIIe siècle et l'alcool.

Exposée à ces modèles parentaux, Magali a grandi dans la peur d'agir de manière égoïste. Elle s'est habituée à privilégier les désirs des autres, à comprendre leurs raisons, à éviter sa propre colère. Son empathie prend toujours le dessus. Ses expériences enfantines lui ont mis en équivalence amour et dévouement total.

Avec Louis, la relation débute intensément - puis se complexifie. Louis disparaît pendant des jours, des semaines, ne répond plus. Il fait des reproches à Magali sur ses manières ou son corps pendant les rapports, interrompt parfois l'acte. Magali ne comprend pas, panique, se reproche ses réactions, se dévalorise. Elle se sent mal en permanence, même quand il est attentionné, car elle anticipe les crises. Au fil des mois, elle apprend la vie familiale dysfonctionnelle de Louis - inceste, tentatives de suicide répétées de sa mère. Quand elle vient consulter, sa question est de savoir s'il est pervers narcissique, si la relation est toxique. Elle oscille : Louis est manipulateur, ou Louis l'aime mais est amoché par la vie.

Ce que nous avons compris ensemble : du fait de ses expériences enfantines, Magali a développé une hyper-empathie et l'habitude de faire abstraction d'elle-même. Bien qu'elle subisse de la violence et que l'incertitude permanente l'angoisse, elle n'envisage pas de quitter mais cherche à comprendre pourquoi Louis agit ainsi. Sauver Louis devient une obsession - qui la conduit à passer outre ses propres émotions. Son mal-être est aggravé par les jugements négatifs qu'elle porte sur elle-même : imprégnée enfant par les représentations de l'amour sacrificiel, exposée plus tard aux idées féministes et à l'injonction à s'émanciper, elle se sent nulle aussi bien quand elle envisage de partir que quand elle reste.

Ce que la séance ouvre :

  • Magali est entrée dans cette relation parce qu'elle est hyper-empathique, mais aussi parce que c'est ce qu'elle cherche : elle se sent proche des autres surtout quand ils ont besoin d'elle.
  • D'un point de vue individuel, elle apprend à nouer des relations qui ne reposent pas sur l'aide. Et à se protéger - poser des limites, s'extirper des situations où elle souffre.
  • Louis n'est ni une bonne ni une mauvaise personne par essence. Il a vécu des choses qui expliquent ses comportements. Mais ses manières d'être aujourd'hui sont néfastes et dangereuses. Magali n'est pas responsable de ce qu'il deviendra.
  • En séance, on analyse ses relations - distinguer celles qui apportent de la joie de celles entretenues par devoir moral. On imagine des exercices concrets : créer des relations où elle n'est pas responsable du bien-être de l'autre, vérifier que les activités de sa semaine lui plaisent, gérer les pics de culpabilité.

Troisième cas - un couple qui ne sait plus se rencontrer.

Cas 03 03

Marthe et Lucas.

Thérapie de couple 34 et 37 ans 11 ans ensemble Parents d'une fille

Onze ans de relation, mariés, parents d'une petite fille. Et l'impression, des deux côtés, de ne plus se rejoindre. Marthe ne se sent plus écoutée. Lucas se sent rejeté. Le manque de proximité leur pèse.

Marthe et Lucas ont 34 et 37 ans, ils sont en couple depuis 11 ans (mariés depuis 4) et parents de Céleste, 3 ans. Marthe est journaliste, fille d'une enseignante-chercheuse en économie et d'un avocat. Lucas est consultant en management, fils de parents médecins. Ils consultent parce qu'ils ont le sentiment de s'être éloignés - frustration et mécontentement des deux côtés.

Marthe a l'impression que Lucas ne la connaît plus, ne sait pas ce qu'elle ressent ni ce qu'elle vit. Lucas se sent rejeté : Marthe supporte de moins en moins ses caresses, raccourcit les moments câlins, refuse souvent les rapports sexuels.

Premier temps : identifier la demande. Plus long qu'en suivi individuel, car celle de Marthe et celle de Lucas ne concordent pas. Marthe souhaite être plus écoutée. Lucas désire retrouver la vie érotique des débuts. En creusant, il apparaît que chacun·e cherche de l'attention et a envie de reconnecter. On reformule la demande commune : recréer une connexion. À l'occasion de séances bi-mensuelles sur quelques mois, nous revenons sur leur relation - rencontre, crises, joies, mécontentements.

Leur relation commence par une nuit après une dégustation de Bordeaux, puis se construit sur le partage d'activités communes - œnologie, gastronomie, voyages. Lucas garde un souvenir exceptionnel de cette période. Marthe, elle, n'en a pas le même souvenir : sa mère a eu un cancer du sein, sa sœur aînée a aggravé ses troubles du comportement alimentaire jusqu'à vomir du sang. Elle hésitait sur ses choix professionnels. De ces angoisses, elle n'en a pas parlé à Lucas - d'abord par peur de le faire fuir, puis parce que les rares fois où elle essayait, elle était déçue par ses réactions. Elle s'est rabattue sur ses amies.

À 29 ans, Lucas propose d'acheter ensemble. Le projet immobilier devient le cœur de leur vie commune. Puis fiançailles, mariage, voyage de noces, Céleste. Marthe fait alors une dépression post-partum sans que Lucas s'en aperçoive - lui-même est au bord du burn-out. À sa reprise, Marthe commence un suivi individuel avec une psychologue qui lui conseille une thérapie de couple. Lucas est ébahi : pour lui, rien n'allait particulièrement mal.

Ce que nous avons compris ensemble : la relation a commencé parce que leur rencontre faisait une belle histoire. Elle s'est poursuivie sur des intérêts communs et des styles de vie compatibles. Elle s'est institutionnalisée conformément à leurs représentations - emménagement, mariage, enfant. Depuis la naissance de Céleste, la distance s'est creusée : Lucas ne sait pas ce que Marthe ressent et ne lui apporte pas de soutien émotionnel ; leur catalogue d'activités partagées s'est rétréci ; leurs rapports sexuels se raréfient.

Ce que la séance ouvre :

  • Comprendre avant de reprocher. Marthe comprend que si Lucas ne pose pas de questions, ne devine pas ses émotions, ce n'est pas indifférence - c'est qu'il en est incapable : il n'a jamais parlé d'émotions dans sa famille, a appris à les réfréner (sa sœur a eu une leucémie à 7 ans, l'inquiétude parentale était centrée là). Lucas comprend que l'éloignement physique de Marthe n'est pas un rejet mais un mal-être corporel qui réveille un ancien traumatisme.
  • De nouvelles activités communes compatibles avec leur rythme : ils décident de se faire découvrir un morceau de jazz chaque semaine, de réserver des concerts.
  • Une communication émotionnelle. Lucas apprend en thérapie individuelle à identifier ses émotions - carnet des émotions quotidien. Le soir, quinze minutes sont réservées à la météo émotionnelle (au début via des métaphores animalières). Si une problématique émerge, une séance hebdo y est consacrée.
  • Recréer une proximité corporelle. Marthe entame un travail EMDR individuel pour retraiter ses traumas, s'inscrit au yoga. Des plages sont réservées dans le planning pour câlins, massages, et tester en pratique de nouvelles manières d'avoir des rapports sexuels.

Quatrième cas - une relation qui n'a pas tenu, lue après coup avec les outils de la pratique.

Cas 04 04

Basile et Clara.

Récit relationnel Enseignant·es Stratégie de soumission / secret Dépendance affective

Une relation de quelques mois entre deux collègues enseignant·es, qui se solde par une rupture, des attaques de panique et le démarrage d'un suivi thérapeutique. Lue après coup, elle donne à voir comment deux histoires individuelles peuvent s'emboîter dans une dynamique d'apparence anodine - et devenir dévastatrice.

Basile est le troisième enfant et seul garçon d'une fratrie de cinq. Mère enseignante de mathématiques, père avocat en droit des affaires, immense appartement parisien. Sa mère, abandonnée par ses parents dans son enfance, conserve les marques de scarifications et de deux tentatives de suicide. Quand le père commence une liaison alors que les jumelles ont trois ans, sa mère, terrifiée à l'idée d'être quittée, fait un enfant de plus : Basile. Elle investit intensément son rôle de mère, l'emmène partout avec elle, en fait son confident.

Le père s'éloigne progressivement - il emménage la semaine près du parc Monceau. Basile se conforme aux attentes de sa mère, devient de plus en plus introverti. Au collège, il se réfugie dans les jeux vidéo. Il restera vivre dans le même immeuble, enseignera les mathématiques dans le même lycée que sa mère. Mardi soir : club poésie avec elle. Dimanche soir : avec ses sœurs.

Clara est fille d'un médecin généraliste très absent (engagé en politique locale) et d'une secrétaire médicale. Après la naissance de son petit frère, sa mère fait une dépression post-partum sévère. Son psychiatre lui conseille de prendre du temps pour elle. Justine prend dès lors tous ses samedis après-midi - et quand ses enfants lui demandent ce qu'elle fait, elle répond sur la défensive que ça ne les regarde pas. Clara fuit sa maison dès le collège, fume du cannabis, sort tous les week-ends. À 20 ans, une amie fait un coma éthylique : choc émotionnel, elle consulte un addictologue, réorganise sa vie, prépare l'agrégation, l'obtient du premier coup. Elle vit seule.

Basile et Clara se rencontrent en première année d'enseignement. Soirée de Noël, puis galette des rois, puis routine du jeudi soir. Basile dit chaque week-end à Clara qu'elle lui manque terriblement. Mais quand Clara propose une activité un soir de semaine, Basile répond « je ne suis pas disponible » sans donner d'explication. Clara, à chaque refus, déprime. Elle finit par conclure qu'elle est jalouse, donc amoureuse. Ils se mettent en couple. Mais les refus continuent, les explications restent absentes. Clara passe ses week-ends à attendre. Elle s'épuise, perd du poids, fait des attaques de panique. Cet été, elle rompt par texto et contacte une psychologue.

Pourquoi cette relation n'a-t-elle pas tenu ? Trois lectures se superposent.

D'abord, Basile ne peut pas se justifier. Manquant d'autonomie depuis l'enfance, il a construit un schéma de dépendance et d'incompétence (sa mère, ayant son propre schéma d'abandon, l'a fait sien). Père absent et indifférent à ses enfants : carence affective. Pour faire face, Basile a élaboré tôt une stratégie de soumission - il ne s'oppose jamais à sa famille. Mais cette soumission risque de dissoudre son identité dans l'entité familiale. Pour s'en protéger : stratégie du secret. Aucune information ne sort. Quand Clara propose, il décline sans expliquer parce qu'il estime ne pas avoir à le faire.

Ensuite, Clara ne supporte pas les refus sans explications. Sa mère Justine, qui avait elle aussi développé une stratégie de soumission (dévotion totale) couplée à une stratégie de secret (samedis après-midi), réagissait avec agressivité quand on lui demandait ce qu'elle faisait. Clara a grandi en s'identifiant à une personne souhaitant dévorer les autres. Quand Basile refuse sans justification, Clara se sent rejetée et coupable d'être intrusive - elle s'identifie inconsciemment à un monstre. C'est ce mélange qui suscite chez elle anxiété et états dépressifs.

Enfin, Clara cherche à se faire aimer par celui qui la rejette. Au début, elle est hésitante - elle ne trouve pas Basile particulièrement passionnant. Si elle se pense amoureuse, c'est parce qu'elle se sent mal quand il décline. Ne comprenant pas ses émotions, elle puise dans le stock des représentations collectives : s'il ne vient pas, c'est qu'il en voit une autre, c'est pour ça que je suis vulnérable. Elle développe alors une dépendance affective - ses émotions sont déterminées par ce que dit et fait Basile. Le « rejet » de Basile rappelle inconsciemment les rejets précoces de sa mère, perçus enfant comme une menace de mort. Souvenirs traumatiques, non inscrits dans la mémoire biographique : la reviviscence rejoue les émotions de l'enfant, alors même que Clara est adulte et a des ressources.

Cette histoire n'est pas un cas de séance avec Rebecca - Basile et Clara n'ont pas consulté ici. Elle est restituée parce qu'elle montre comment deux trajectoires biographiques s'emboîtent, sans qu'aucun des deux ne soit en faute, pour produire une configuration qui devient insupportable. C'est exactement le type de lecture que la sociothérapie rend possible - et qui, faite à temps en séance, peut éviter à chacun·e des mois d'épuisement.

— Travailler ensemble —

Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces cas.

Aucun de ces récits n'est exactement le vôtre. Mais si quelque chose dans une trajectoire vous a fait penser à votre propre situation, c'est précisément à partir de là que le travail peut commencer.

Les cas présentés ici sont des compositions fictionnelles, créées à partir de plusieurs années de consultations. Aucune information identifiante n'a été conservée et aucune trajectoire n'appartient à une patient·e particulière. Les déplacements thérapeutiques décrits sont en revanche conformes à ce qui se passe en cabinet.

La sociothérapie est une pratique d'accompagnement psychosocial fondée sur la parole. Elle ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique.