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À paraître · automne 2026
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Politiser
la thérapie.

La sociologie entre en séance.

Avez-vous déjà parfaitement compris pourquoi vous réagissez comme vous réagissez - et recommencé quand même ?

Septembre 2026 Autoédition Précommandes en juin sur Ulule
Couverture du livre Politiser la thérapie - Rébecca Lévy-Guillain
À paraître · sept. 2026
- Le livre -

Vous avez mis des mots sur ce qui vous traverse. Vous avez compris. Et vous l'avez refait quand même.

Vous êtes allé·e en thérapie. Vous connaissez vos traumas d'enfance. Vous avez les mots pour nommer la domination masculine, le mépris de classe ou le racisme. Ces mots vous aident à lire le monde, mais pas toujours à tenir dans le vôtre. Certaines relations continuent de vous affecter : cette situation de travail, ce lien amoureux, cette dynamique familiale. La conscience psychologique ne suffit pas.

La psychologie regarde votre histoire intérieure - vos schémas, vos vulnérabilités. La sociologie nomme les rapports de pouvoir qui traversent vos expériences, mais aussi les constructions sociales qui façonnent vos façons d'aimer, de travailler, de vous lier. C'est un outil puissant pour comprendre ce qui structure vos relations bien au-delà de votre seule histoire. Mais la sociologie reste à la porte du cabinet. Quand vous y entrez, ce qui se joue dans le couple, dans le travail, dans la famille reste souvent une affaire personnelle.

Ce n'est pas la même chose de comprendre qu'une relation vous blesse parce que vous reproduisez un schéma, ou de comprendre qu'elle vous blesse parce qu'elle rejoue, à votre insu, des rapports de domination. La psychologie cherche d'où ça vient en vous. La sociologie cherche ce qui le rend possible autour de vous. Articuler les deux, c'est changer ce qu'on met sur la table. Et c'est souvent là, dans ce déplacement, que quelque chose s'arrête de se rejouer - parce qu'on cesse de chercher en soi ce qui se loge aussi dehors.

Un livre pour faire entrer la sociologie en séance

Ce qu'on vivait comme un problème personnel retrouve sa part structurelle. Le travail change d'échelle.

Ce livre s'adresse à celles et ceux qui traversent cette expérience - et à celles et ceux qui les accompagnent. Il donne des prises pour penser autrement ce qu'on vit, et des outils pour travailler autrement ce qu'on soigne.

La sociothérapie, c'est cette articulation mise au travail en séance. Ce livre en raconte la pratique.
— III —

Comment il est construit.

Le livre articule deux parties.

Partie I

Une partie théorique

Sur la sociothérapie et ses outils. Comment la pratique mobilise l'attachement, le trauma, la thérapie des schémas, et les replace dans les rapports sociaux qui les ont produits. Comment elle articule, en séance, deux langages qui ne se parlent presque jamais.

Partie II

Six fictions cliniques

Composées à partir de plusieurs années de consultations. Chaque fiction suit une personne dans ce qui se déplace, ou ne se déplace pas, en séance.

— Six personnages —

Celles et ceux qui traversent le livre.

Fiction 01

Chloé

A vécu des violences conjugales. Elle revoit des scènes en boucle et voudrait passer à autre chose - mais elle reste engluée dans des émotions qu'elle ne parvient ni à nommer ni à traverser.

Fiction 02

Lucien

Est déprimé, fataliste, convaincu qu'il sera toujours seul.

Fiction 03

Nora

Sort d'une relation qui l'a abîmée sans qu'elle sache dire pourquoi - la violence n'était ni explicite ni nommable, elle n'entre dans aucune des catégories disponibles.

Fiction 04

Mathis

Est accusé de violences sexuelles. Il alterne entre une culpabilité qui le paralyse et un déni qui le fait douter de la parole de la fille.

Fiction 05

Faustine

Est traversée par des phobies d'impulsion qu'un trouble anxieux maintient en boucle.

Fiction 06

Adam

Accumule les comportements problématiques en soirée. Sa copine le menace de partir s'il ne commence pas une thérapie.

— IV —

Un extrait.

Le livre s'ouvre sur un récit autobiographique. Voici comment commence le premier chapitre.

Chapitre 1 · Ouverture

J'ai 16 ans quand je tombe amoureuse d'un garçon de ma classe. Un flirt ordinaire, fait de messages, de quelques rendez-vous, d'une attente fébrile et de projections. Le jour de la fête organisée après les épreuves anticipées du baccalauréat, ivre, il m'embrasse et m'emmène dans une chambre. Je suis à la fois ravie et dépassée. Puis je comprends que si je reste, je vais vivre ma première expérience sexuelle. La peur me submerge, notamment celle que mon corps trop maigre le dégoûte. Je retourne dans le salon pour reprendre mes esprits, avec l'idée de revenir. Quelques heures plus tard, il couche avec une autre fille de notre classe.

Le lendemain, il m'ignore. L'année suivante aussi. Mes camarades, par gentillesse, viennent tour à tour m'apporter du soutien et me dire qu'ils et elles sont désolé·es. J'ai terriblement honte et feins l'indifférence.

Ce basculement sans explication me laisse sidérée. Je me sens invisible et interchangeable. Je passe l'année de Terminale déprimée. Presque toutes les nuits, je rêve de la soirée ou de scénarios où ce garçon me rejette. Je compte mes calories, je pleure des heures. Submergée par l'angoisse et épuisée, je finis par entamer un suivi psy.

[ ... ]

Quatre ans plus tard, à l'occasion d'un stage à l'Institut national des études démographiques, je découvre la sociologie du genre et de la sexualité. Les concepts de scripts sexuels et de socialisation genrée donnent soudain une forme à ce que j'ai vécu. Mon retrait à 16 ans - une pause pour me sécuriser - avait été lu en face comme un échec de séduction. J'avais appris que la sexualité se méritait, qu'il fallait être prête ; lui avait appris que la valeur d'une soirée se mesurait à ce qu'on pouvait en raconter. Ma pause lui avait coûté quelque chose devant ses amis. Son passage immédiat à une autre partenaire restaurait ce que j'avais abîmé.

[ ... ]

Finalement, j'ai trouvé dans ces lectures sociologiques un cadre qui nomme et restitue la cohérence de ce qui s'est passé. La blessure reste mais cesse d'être une énigme : le scénario est banal, pétri de normes que je peux désormais identifier. Et ce déplacement desserre la honte. C'est imparfait car déduire moi-même des interprétations n'a pas la force d'une parole reçue dans un espace de soin.

Le récit se poursuit dans le livre

— V —

Pourquoi l'autoédition.

Ce livre aurait pu paraître en maison d'édition. Il ne le fera pas.

Après un contrat signé, puis rompu, j'ai choisi de le publier moi-même. Ce n'est pas un repli. C'est un choix cohérent avec ce que le livre défend : que les conditions dans lesquelles on produit quelque chose font partie du sens de ce qu'on produit.

Un livre sur l'autonomie des personnes face aux institutions ne pouvait pas entrer dans le monde en dépendant d'une d'entre elles.

Cette campagne Ulule est ce choix rendu public.

Soutenir le livre dès maintenant.

Les précommandes ouvrent en juin 2026 sur Ulule. La campagne durera environ un mois. Elle est cruciale - elle finance l'impression, la maquette, la distribution. Et elle décidera de la diffusion du livre.

Si vous voulez précommander, le plus simple est d'être prévenu·e à l'ouverture. Vous serez parmi les premier·es à pouvoir soutenir le projet, et vous recevrez les informations sur les contreparties.

— VII —

Calendrier.

Juin 2026
Ouverture des précommandes sur Ulule
Prochaine étape
Août 2026
Expédition des précommandes et envoi des contreparties
Septembre 2026
Parution du livre

Pour découvrir la pratique de la sociothérapie en attendant le livre :